Contrôle technique : ce qui va changer en 2018

Conformément à une directive européenne promulguée en avril 2014, un nouveau contrôle technique va être mis en place en France à partir du 20 mai 2018. Beaucoup plus cher et sévère que son prédécesseur, ce dernier a pour objectif de lutter non seulement contre la pollution, mais aussi de prévenir les risques d’accidents de la route dus à une défaillance technique.

Quid de la liste des 127 défaillances critiques ?

La directive émise par l’Union européenne s’est d’abord attachée à établir une liste comptant pas moins de 127 défaillances techniques jugées sévères. Parmi ces dernières, on retrouve notamment incriminées les corrosions importantes, l’usure des vitrages susceptible de nuire à la visibilité, les déformations du châssis, l’usure prononcée des plaquettes et disques de freins, les fuites de liquides, etc.

Lorsque l’une de ces défaillances sera relevée sur un véhicule, elle sera signalée par l’apposition d’une étiquette au niveau du pare-brise qui contraindra le conducteur à une contre-visite. Ne disposant alors que de 24 heures pour mener à bien les réparations indiquées, ce dernier s’exposera à une amende d’un montant de 135 euros s’il persiste à rouler sans les avoir effectuées.

Un nombre accru de points de contrôle

Alors que le contrôle technique actuel ne repose que sur deux catégories de défaillances, le prochain portera ce nombre à trois : 139 défaillances dites mineures, 340 majeures, 127 critiques, soit un total de 606 points de contrôle.

De même, si en l’état actuel des choses seuls 196 points contraignent le conducteur à effectuer une contre-visite obligatoire, les choses changeront à partir de mai prochain puisque leur nombre passera à 497.

Enfin, si, comme nous l’avons vu précédemment, les défaillances critiques devront être réglées dans un délai de 24 heures, le conducteur disposera toutefois d’un délai de deux mois pour remédier à une défaillance majeure sur son véhicule.

Une augmentation notable des coûts

Devant les exigences et la sévérité inhérentes à la nouvelle réglementation, les spécialistes estiment qu’à l’avenir pas moins d’un véhicule sur deux devra faire l’objet d’une contre-visite et redoutent ainsi un engorgement des centres de contrôle.

En outre, l’augmentation du nombre de points de contrôle ayant pour corollaire une durée de contrôle accrue, les professionnels du secteur prédisent une baisse de leur rentabilité. Pour compenser, les tarifs du contrôle technique devraient ainsi connaître une hausse de l’ordre de 15 à 20%. De plus, selon le PDG de SGS France Eric Sarfati, les contre-visites seront, contrairement à aujourd’hui, également tarifées.

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2017-11-09T17:02:34+00:00 Actualité|0 commentaire

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